Promotion refusée, sections féminines fermées... Pourquoi certains clubs de foot féminin désertent le monde professionnel ?

Des clubs de foot féminin désertent le monde professionnel : enjeux et refus expliqués

Franceinfo
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Résumé IA

La Ligue féminine de football professionnel (LFFP) a annoncé, le 20 juillet, que la prochaine saison de Seconde Ligue, la 2e division française de football féminin, se jouera à 11 équipes au lieu de 12. Cette situation résulte de relégations administratives, notamment celle de Dijon, exclu des compétitions nationales par la DNCG, laissant sa place à Lens.

Parallèlement, le Stade de Reims a décidé de fermer sa section féminine professionnelle. Deux places étaient à pourvoir en Seconde Ligue, mais Rodez et Caen ont refusé d'être repêchés, soulevant des questions sur l'attractivité du championnat.

Le SM Caen a justifié son refus par une proposition tardive, rendant impossible une préparation adéquate pour la montée. En effet, une accession en Seconde Ligue nécessite des engagements financiers et organisationnels importants, comme avoir au moins huit joueuses sous contrat fédéral.

Le RC Roubaix-Wervicq, qui a accepté la montée, a dû augmenter son budget d'environ 300 000 € pour répondre aux exigences professionnelles. En revanche, le Rodez a également évoqué des raisons financières pour son refus, soulignant que les coûts de déplacements en Seconde Ligue sont prohibitifs.

Le modèle économique du football féminin français est encore précaire. Les sections féminines ne génèrent pas suffisamment de revenus, reposant principalement sur des sponsors et des subventions. Le directeur général de la LFFP, Paul-Hervé Douillard, a promis d'augmenter le soutien aux clubs, tout en insistant sur la nécessité d'un engagement durable pour assurer la pérennité de ces équipes.

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