
La ministre des Sports Marina Ferrari dénonce "une forme de discrimination" sur les tests de féminité
Résumé IA
Le Comité international olympique (CIO) a décidé, fin mars, de réintroduire des tests de genre pour la participation des athlètes aux épreuves féminines à partir des Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Cette décision suscite une vive controverse dans le sport français.
Le 24 avril, la ministre des Sports, Marina Ferrari, a dénoncé ce retour en arrière, qualifiant cette mesure de "forme de discrimination". Elle a déclaré sur franceinfo : "Aujourd’hui, toutes les athlètes, toutes les femmes, vont devoir produire un test prouvant qu’elles sont bien femmes. On ne va pas demander à ces messieurs de produire un test de masculinité."
Marina Ferrari a également rappelé que les lois bioéthiques françaises interdisent ces tests, sauf à des fins médicales ou judiciaires. Elle a exprimé ses inquiétudes concernant l'impact de ces tests, notamment pour les personnes intersexes qui pourraient découvrir une anomalie génétique à travers ces examens.
La ministre s'interroge aussi sur la validité de ces tests, soulignant qu'ils sont illégaux en France et questionnant le financement de leur coût, qui pourrait s'élever à plusieurs centaines d'euros. Elle a affirmé :
Qui va payer le coût, le CIO ? Je ne pense pas.
Les instances du sport français partagent également cette réticence, le Comité national olympique et sportif français ayant évoqué des questions éthiques et scientifiques majeures liées à ces tests.
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