
Le monde du judo s'indigne des attaques grossophobes visant Léa Fontaine
Résumé IA
La performance de Léa Fontaine, qui a remporté son quatrième titre en Grand Slam à Lausanne le 30 août, a été éclipsée par un déferlement de propos grossophobes. À seulement 26 ans, la judoka française devient numéro un mondiale, mais cela n’a pas empêché les critiques sur son physique.
Julia Tolofua, membre de l'équipe de France, a exprimé sa colère face à ces commentaires :
Je suis sidérée et vraiment en colère à la lecture de ces commentaires. Cela me fait mal au cœur. Ce n'est pas la première fois que Léa vit ce genre de choses.
Romane Dicko, coéquipière de Léa, a également pris la parole sur Instagram, insistant :
Critiquer les athlètes pour leur performance sera toujours accepté, mais les attaques liées au sexe, au physique ou à la couleur de peau devront toujours être combattues, bannies et punies.
Émilie Andéol, championne olympique, a souligné que les critiques sur le corps des femmes sont plus fréquentes que chez les hommes :
Quand Teddy [Riner] combat, personne ne lui dit rien. Mais il faut toujours qu'on ait quelque chose à redire sur le corps des femmes.
Elle a également rappelé que le poids ne détermine pas la victoire :
Ce n'est que la force qui compte. Il y a des techniques, de la stratégie.
Les déclarations de Tolofua et Andéol mettent en lumière une réalité troublante : malgré l'évolution des mentalités, les femmes, en particulier dans le sport, continuent de faire face à des critiques injustes sur leur apparence. Tolofua conclut :
C'est triste, en 2026, de voir des gens critiquer le corps d'une athlète alors qu'elle vient de gagner un titre.
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