
Le savoir nager en Seine-Saint-Denis : un héritage olympique encore fragile
Résumé IA
Le rendez-vous, ce jeudi à 13h30, au bord d’un bassin temporaire face au Centre aquatique olympique de Saint-Denis, a pour but d'inciter à la baignade. Seuls Alain Bernard, Ugo Didier et un groupe d’enfants ont pu profiter de ces sessions dans le cadre du programme « Savoir nager », soutenu par EDF. 580 enfants découvriront la natation grâce à cette initiative, mais au regard des chiffres alarmants de 274 noyades en France entre le 1er mai et le 15 juillet, les deux champions estiment qu'il reste encore beaucoup à faire.
La Seine-Saint-Denis reste une zone prioritaire avec 7 enfants sur 10 ne sachant pas nager à leur entrée au collège. Malgré les efforts du conseil départemental et l'héritage olympique qui se dessine, le département compte encore 167 m² de ligne d’eau pour 10.000 habitants, loin de la moyenne nationale de 236 m².
Une étude de 472 pages menée par des chercheurs de l’université de Lille et de l’université de Strasbourg souligne que le défi du savoir nager va au-delà des infrastructures. La fracture sociale est marquante : 86 % des enfants de cadres savent nager, contre seulement 54 % des enfants d’inactifs.
Pour progresser, il est essentiel d'aller au-delà des bassins modernes, en proposant des programmes gratuits et des réductions tarifaires pour les jeunes. Les recommandations incluent la gratuité des programmes de rattrapage, vital pour l'avenir aquatique du département. Les champions appellent à un devoir de transmission pour assurer que chaque enfant puisse apprendre à nager.
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