
Les souvenirs rugbystiques de Serge Simon : de Bègles à Gloucester
Résumé
Il suffit parfois d'un nom de stade, d'une ville ou d'un déplacement européen pour réveiller des beaux souvenirs. Invité de 100 % UBB, Serge Simon a offert bien plus qu'une analyse du déplacement de l'Union Bordeaux-Bègles à Gloucester. Il a rouvert avec tendresse le carnet de voyage d'un ancien joueur qui a marqué l'histoire du rugby français.
C'est un souvenir extraordinaire
Dans sa mémoire, Gloucester reste une ville à part. Une cité ouvrière, attachée à son club comme à un patrimoine familial. « Le rugby là-bas est une véritable religion. Quand vous êtes titulaire d'un maillot de Gloucester, vous représentez quelque chose. Il y a un côté presque sacré. »
Serge Simon se souvient également d'un public hors du commun. À l'époque, les supporters de Gloucester étaient réputés être les plus bruyants d'Angleterre. « On disait que c'était le public le plus chaud d'Angleterre. Il y avait une identité très forte et très revendiquée. » La voix pétillante, il raconte aussi les rivalités locales, les derbys, cette culture rugbystique profondément enracinée dans le quotidien des habitants. Et puis il y a cette relation si particulière entre Français et Anglais que Serge Simon décrit avec humour. « Un match contre les Français, c'est toujours la guerre de Cent Ans qui recommence. » Avant d'ajouter dans un éclat de rire : « Il y a quelque chose qui les fait nous rejeter et nous couvrir d'insultes dès qu'ils le peuvent parce qu'ils ne peuvent pas assumer cet amour. »
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