Le Racing 92 : Max Spring évoque son retour à Jean-Dauger face à l'Aviron Bayonnais

À l’approche du choc entre l'Aviron Bayonnais et le Racing 92 à Jean-Dauger, Max Spring s’est confié longuement dans 100% Rugby. Le capitaine francilien a évoqué son attachement au Pays basque, l’évolution du Racing sous Patrice Collazo et les ambitions qui l’animent. Formé au Pays basque à l'US Nafarroa, Max Spring ne cache pas l’émotion particulière que représente ce déplacement. « Revenir à Jean-Dauger, c’est un peu comme revenir à la maison », glisse-t-il avec le sourire. Au-delà de l’aspect personnel, il souligne la difficulté sportive du rendez-vous. « Venir jouer à Jean-Dauger, c’est toujours un moment important dans une saison », assure le trois-quarts francilien, conscient de l’intensité qui attend le Racing face à un Aviron piqué après sa récente défaite à domicile. « Ça va être encore plus difficile de venir après une défaite », prévient-il. L’effet Patrice Collazo : « Beaucoup dans l’humain, dans l’affect » Interrogé sur la dynamique actuelle du Racing 92, Max Spring décrit un groupe transformé par l’arrivée de Patrice Collazo. « Ça a amené un petit peu de fraîcheur », estime-t-il, notamment avec l’intégration de joueurs issus de Pro D2. Le capitaine met surtout en avant le management du technicien. « Il est beaucoup dans l’humain, dans l’affect », explique Max Spring, en contraste avec l’ère Stuart Lancaster, jugée « beaucoup plus à l’anglo-saxonne, rugby très structuré, avec un peu moins d’affect ». Ce changement d’approche a, selon lui, renforcé la cohésion du vestiaire. Capitaine sans excès : « Je ne le prends pas comme quelque chose d’hyper important » Nommé capitaine cette saison, Max Spring refuse de s’enfermer dans un statut. « Je ne le prends pas comme quelque chose d’hyper important », affirme-t-il. L’international tricolore insiste sur la dimension collective du leadership, citant Romain Taofifénua, Gaël Fickou et Jordan Joseph parmi les relais essentiels du groupe. Discipline et ambition tricolore Sportivement, le Racing sait où il doit progresser. « Notre indiscipline nous a mis dedans », reconnaît Max Spring en référence aux dernières sorties compliquées face à Bordeaux ou Toulouse. Il martèle un principe simple : « On ne peut plus jouer à 14 contre 15 ». Enfin, le regard se tourne aussi vers l’équipe de France. « C’est un objectif », admet-il au sujet d’un retour en sélection. Passionné, il suit attentivement les listes de Fabien Galthié et conclut lucidement : « Les performances me feront peut-être un jour repartir ». Avant cela, l’urgence se nomme Jean Dauger. Et pour Max Spring, ce rendez-vous a forcément une saveur particulière.
Source: France Bleu Sports - 2026-02-12