Le Paris Sumo : un club qui défie les stéréotypes du sumo traditionnel

Pas besoin d'être grand et lourd pour devenir sumotori au Paris Sumo. Thibault Ricci, président et entraîneur, souligne que ce sport est souvent perçu à tort comme réservé aux personnes obèses. Il déclare : "On est le seul sport à avoir un problème d'image". Le Paris Sumo se distingue par ses entraînements accessibles, où tous les gabarits sont les bienvenus. Contrairement aux Rikishis professionnels, les combats se font par catégories de poids et les règles diffèrent : pas de coups au visage et un respect des gestes rituels. Lester, licencié au club, précise que la pratique du sumo est également très technique, avec 82 techniques à maîtriser. Les entraînements sollicitent fortement la ceinture abdominale et les cuisses, avec une posture de départ similaire à un squat. Malgré l'interdiction des femmes dans la ligue professionnelle, elles peuvent pratiquer en amateur. Thibault Ricci reconnaît que les femmes font face à des contraintes, mais il note qu'il existe des pratiquantes impressionnantes dans d'autres compétitions. En Europe, le sumo est bien établi dans des pays comme l'Allemagne et la Pologne, mais la France ne compte qu'une centaine de licenciés. Lester espère développer le sport, notamment pour les enfants et les femmes : "Nous ne sommes pas exclusifs !". Le Paris Sumo attend avec impatience la venue des Rikishis à Paris, espérant que cela attirera de nouveaux curieux vers cette discipline millénaire.
Source: Franceinfo - 2026-06-12